Running

LA MIZUNO RELAY CUP PARTIE 3/3

décembre 10, 2017

Après un week-end magique, place à un compte rendu rempli d’émotions ! J’espère que tu es bien installé confortablement dans ton canapé et que tu as un peu de temps devant toi !!

Vendredi, les retrouvailles avec une partie de la team ! 

Vendredi 1er Décembre, 14h32, il est l’heure pour moi de me rendre en train à Lyon. J’arrive gare part dieu à 17h et me dirige vers Saxe Gambetta, où se situe notre airbnb et où j’y retrouverai les quelques copains qui dont déjà arrivés. Les autres arriveront chacun leurs tours dans notre appartement (celui des filles car il est plus grand) et où nous dîneront tous ensemble. Quel est le menu à votre avis? Mais quelle question, des pâtes bien-sûr, il y avait du riz aussi donc au choix, accompagné de courgettes et de jambon. Bon on ne citera pas les M&m’s en dessert (oups !). Après avoir bien mangé, papoté et rigolé, nous partons nous coucher afin d’essayer d’accumuler le plus d’heure de sommeil possible avant une longue nuit blanche.

Le samedi, le fameux grand jour tant attendu ! 

Le samedi matin, nous avons le temps de dormir une grosse partie de la matinée, mais non, nous sommes toutes réveillées à 8h. Du stress? De l’excitation? Pour ma part c’est simplement à cause d’un mal de tête qui m’a tenu toute la nuit et qui m’a réveillé toutes les heures, donc je ne vous parle pas de la nuit sympathique sur laquelle je comptais me reposer que j’ai passée… Nous prenons donc le petit déjeuner entre filles, puis nous attendrons que les garçons nous rejoignent pour voir avec eux qui veut faire quoi. Finalement, on partira à 4 à la Halle Tony Garnier pour aller faire un tour tranquillement au village de la course. J’en ai profité pour finaliser mes achats, je savais qu’Oxsitis serait présent donc j’ai acheter mes pâtes de fruits directement sur leur stand. On regarde un peu tous les stands, ils donnent tous envie d’acheter, puis on rencontre quelques personnes que l’on suit ou qui nous reconnaissent sur Instagram. J’adore ces moments de partage, de rencontre.

Après avoir fait notre petit tour, il est l’heure pour nous de rentrer manger, car nous avons rendez-vous à 15h30 sur le stand de Mizuno et moi il faut que je sois à 14h30 sur celui de BV Sport. Au menu du repas de midi, ce sera encore une fois des pâtes ! Les copains vont se reposer un petit moment avant l’heure de rendez-vous, mais pour moi pas de répit, il est déjà l’heure de repartir. Je pars prendre le métro, je me dépêche tellement que je me trompe de côté et pars dans la mauvaise direction, donc je dois faire demi-tour une station plus loin pour reprendre le bon chemin. Arrivée à la Halle Tony Garnier, je fais un petit coucou rapide à un copain, puis je me dirige sur le stand de BV Sport où je vais retrouver une partie de la Team #Wethewomen pour papoter et faire quelques photos. Je vais enfin rencontrer une partie de cette team, même si ce sera court.

15h30, il est l’heure de me rendre au stand de Mizuno pour retrouver tous les copains, récupérer nos dossards, recevoir les dernières informations et faire quelques photos. Nous recevrons également chacun une lampe frontale Petzl (quel super cadeau de leur part, un grand merci à eux !) Une fois terminé, je pars avec mon binôme à la recherche d’une deuxième paire de gants car j’ai peur d’avoir trop froid aux mains, puis je vais acheter quelques barres énergétiques chez Spode. L’heure de prendre la navette pour aller à Saint-Etienne arrive, alors avec ma team on va récupérer nos cadeaux offert par l’organisation un buff et une paire de chaussette BV Sport, puis nous nous dirigeons vers la sortie pour aller rejoindre les navettes.

C’est l’heure de rejoindre Saint-Etienne ! 

17h30, nous sommes tous regroupés devant notre navette pour rejoindre Saint-Etienne. Dans le bus, il y a une grosse ambiance colonie de vacances avec les copains, ça rigole on fait des photos, certains essaient de se reposer mais pour moi c’est impossible donc je m’occupe en répondant à tous vos messages d’encouragement sur Facebook et Instagram.

Après une grosse heure de route, nous arrivons sur place, des cameramans nous attendent pour filmer notre sortie (la vidéo sera bientôt en ligne, patience!), et nous allons nous installer dans un gymnase ou un espace détente nous est réservé. Une pasta party nous y attends, je n’ai pas vraiment faim, mais il va falloir manger car une longue nuit nous attends. Après avoir mangé, nous avons du temps avant le départ, donc on en profite pour se reposer et s’installer dans les transat spécialement prévus pour nous. Le gymnase se remplit petit à petit de coureur, c’est assez impressionnant car chacun est dans sa petite bulle, très concentré. Peu de temps avant le départ, nous faisons un petit échauffement collectif toujours sous l’oeil des caméras.

23h20, il est temps pour nos premiers relayeurs de se rendre dans leur vague de départ et pour nous d’aller trouver une petite place le long du départ pour les encourager. 23h30, le départ est donné, les élites partent, c’est vraiment beau à voir avec toutes c’est petites frontales qui partent pour 72km ou bien sur des relais. Nos copains partiront à 23h50, j’aperçois mon coéquipier Benjamin, donc je l’encourage ainsi que tous les autres. Le départ d’une longue nuit commence pour tous !

On retourne dans le gymnase pour dire au revoir aux autres copains qui eux sont sur le relais 2 car il va être l’heure pour eux d’aller rejoindre leurs navettes.

Direction le relais 3 à Soucieux en Jarrest ! 

De notre côté, il va être aussi l’heure de prendre le départ pour rejoindre Soucieux en Jarrest où nous attendrons notre relayeur. Arrivé sur place, on se rend compte que les portes du gymnase sont grandes ouvertes, qu’il fait froid ! En fait les coureurs passent dans le gymnase et s’arrêteront au ravitaillement puis repartiront. Du coup avec les copains, Charlotte, Elise, Damien et Thomas ont sort nos duvets et couvertures, puis on se colle les uns aux autres pour essayer de tous se réchauffer.

Le sommeil est difficile à trouver, nous papotons, nous suivons aussi nos relayeur grâce au tracker. Je vois que Benjamin est plutôt bien parti. Je vais guetter plusieurs fois le tracker pour voir où il en est et essayer d’estimer l’heure d’arriver de mon relayeur.

Il fait vraiment froid, puis j’ai faim alors je mange une de mes barres énergétique acheté sur le stand. Je regarde les coureurs s’arrêter au ravitaillement, je les vois frigorifier ce qui me fait peur moi qui suit une grande frileuse ! Certains viennent s’asseoir vers nous, puis téléphoner à leur proche pour leur annoncer des abandons, des blessures. Avec les copains on commencent à paniquer puis s’inquiéter pour nos relayeurs. Un peu plus tard on apprendra que malheureusement certains ce sont blesser mais ont tout de même été jusqu’au bout.

Le tracker m’annonce que Benjamin est arrivé et que Nadège à désormais pris le départ du relais 2.  Il m’est toujours impossible de dormir, donc j’échange quelques messages avec des copains et mon chéri pour me rassurer. Le tracker m’annonce que Nadège arrive d’ici 30′ donc je devrais prendre le départ quasiment en même temps qu’Elise. On décide de se préparer tranquillement, puis quelques minutes plus tard je reçois un appel de Nadège me disant qu’elle arrive dans 2km. A ce moment-là, se fut la grosse panique pour moi, n’étant pas prête du tout, le duvet encore déplier, pas habillé, ni passé aux toilettes. Je me suis dépêcher de tout faire, j’ai pris mon sac sans le vérifier, ne sachant pas si j’avais une deuxième frontale de secours et si j’avais bien ma ventoline. J’ai tout de même pris le temps d’aller aux toilette, Elise y été aussi puis Charlotte arrive comme une fusée pour annoncer que le relai d’Elise été arrivé. Le gros coup de stress, car tout ça voulait dire que Nadège n’allait pas tarder aussi, donc je pars en courant pour me rendre au départ. Nadège n’est pas encore arrivée, j’essaie de m’échauffer un peu, je guette son arrivée. Je m’inquiète car je ne la vois pas arriver. 10 minutes plus tard là voilà ! On s’échange la puce et le tracker puis quelques encouragements et me voici partie pour mon relais !

C’est parti pour 21,5km 300D+/ 500D- !

Les premiers kilomètres se font au cœur du village, donc la lumière est présente, le parcours plutôt plat, les bénévoles sont là pour nous encourager (un grand merci à eux, car ce sont bien eux les plus courageux à rester là, toute la nuit dans le froid pour nous encourager !). Vers le 3eme kilomètres, nous arrivons dans des petits chemins, c’est là que tout va commencer ! J’ai déjà trop chaud alors qu’il n’y a pas encore eu de côtes, je me suis trop couverte mais tant pis je préfère ça plutôt que d’avoir froid.

Au 7eme km, une belle côte se présente à moi, pas le choix il faut y aller ! Les jambes ne suivent pas, donc je marche. Je me fais doubler par Aurélia Truel, qui fait partie de l’équipe Daichi et m’encourage, me dit de ne rien lâcher ! Arrivée en haut je m’arrête car je ne me sens pas bien, les jambes toutes flagada, la tête qui tourne, je me dépêche de prendre une pâte de fruits pour m’apporter un peu de sucre, je bois et je repars. En repartant, je m’aperçois que mon mollet droit me tire énormément et que mon genou gauche se bloque. J’ai tellement peur de la blessure que mon moral en prend un coup, mais je ne vais rien lâcher pour mon équipe ! Les kilomètres s’enchaînent, les côtes et les descentes aussi. Au 10eme kilomètres se trouve le ravitaillement, mais je ne m’y arrête pas, je préfère continuer mon chemin et continuer à tout donner pour mon équipe car pour moi à cet instant là je me dis que nous sommes 3eme du challenge de la mizunorelaycup et je ne veux pas terminer au pied du podium donc je préfère tout donner.

Je continue ma route, je marche dans les montées et donne tout dans les descentes et sur le plat. Au 16eme km, je vois une énorme côte, celles des Aqueducs, sa parlera peut être à certains ! Une côte bien casse-pattes et très longue avec une pente de 18%. Celle-ci je l’ai montée en marchant, comme la plupart des coureurs, sauf quelques-uns qui se sont confrontés à la monter en trottinant. Je l’ai trouvé interminable ! Arrivée en haut de cette côte on s’attaque à une belle petite descente en sous-bois qui se termine avec une petite côte pour retrouver le bitume.

Dans cette dernière côte, je me fait doubler par Stéphane Celle de la Team rider, dans ma tête je comprends que nous passons à la 4eme place. Au fond de moi c’est un coup dur, car je voulais emmener mon équipe sur le podium (eh oui c’est mon esprit compétitrice qui ressort..).  J’essaie de tout donner pour la fin, mais j’ai tellement mal à mon genou qui se bloque, je boite en courant, et mon mollet qui me tire, je n’en parle même pas.  Je termine donc sur le bitume, avec à peu près 200 escaliers à descendre, heureusement qu’ils n’étaient pas à monter !

Les derniers kilomètres sont long, très longs ! On longe les quais, mais la plupart marchent, sont dans la douleur et il n’y a personnes pour nous encourager. Je pense à cet instant-là à mon chéri qui n’a pas pu venir m’encourager, mes parents qui ne sont pas là non plus et ma grand-mère qui elle est à fond, je sais qu’elle est entrain de suivre mon tracker pour savoir où j’en suis… Bref à ce moment-là je fonds en larme.

J’aperçois la Halle Tony Garnier, j’essaie d’accélérer, et à ce moment-là j’aperçois mon binôme, il ne m’a pas encore vu donc je fonce sur lui pour lui dire que je suis là, je m’effondre dans ses bras, il m’offre cette fameuse praluline qu’il m’avait promis, puis m’encourage et je continue mon chemin jusqu’à la ligne d’arrivée en pleure. Quelques mètres plus loin je me rends compte que des personnes sont à côtés de moi et me parlent, m’encouragent, j’étais tellement dans ma bulle avec mes émotions, que je n’ai pas vue que mes coéquipier m’avaient rejoint pour franchir la ligne d’arrivée ensemble. Je pleure encore plus, je leur dit que j’ai vraiment mal… Puis nous franchissons cette fameuse ligne d’arrivée ensemble, main dans la main !!

Je passe cette arche en 2h08 pour mon relai, et à notre équipe on boucle ces 72km en 7h17. Je suis tellement fière de nous !

Je me dirige au ravitaillement pour boire et manger un peu et je me dépêche d’appeler ma grand-mère pour lui annoncer que je suis bien arrivée, que ça va à peu près, sauf mon genou et mon mollet, mais que je l’ai fait et que je suis fière d’avoir terminée avec mon équipe.

Je pars rejoindre les copains déjà arrivés, puis attendre ceux qui sont encore en train de braver le froid. J’y retrouve mon binôme,  celui qui m’attendait avant l’arrivée, il me félicite et pour moi il m’est impossible de retenir toute mon émotion, donc je fonds une nouvelle fois en larme.

Pensant que mon équipe serait 4eme, je découvre que finalement nous terminons 2eme ! Je suis tellement contente et fière de nous ! Certes ce n’étais pas l’objectif premier qui lui été de profiter et de terminer cette course, mais comme je vous l’ai dit je suis très compétitrice !

Nous sommes tous fatigués, on veut aller se doucher, se mettre au chaud, mais on n’arrive pas à se quitter, car cette aventure nous aura vraiment tous unis, permis de créer de superbes liens avec les copains.

Cette aventure m’aura beaucoup appris, elle m’aura aussi fait traverser par des émotions que je n’ai jamais connues, même en ayant déjà couru un marathon je n’ai pas vécu ces sensations-là. Les conditions de cette année auront été très difficiles, mais c’est le jeu, ou alors c’est plutôt La Saint-Etienne !

Je tiens vraiment à remercier Mizuno, Pierre et Katiana pour tout ce que vous avez fait pour nous, pour nous avoir permis de vivre une telle aventure ! Merci également à tous les copains qui ont rendus cette aventure encore plus magique à leurs côtés.

Je vais garder de merveilleux souvenirs de cette course et je peux vous dire que ce n’était qu’une première pour moi mais pas une dernière !

& Vous, vous l’avez fait aussi? En solo? En duo? Racontez-moi tout ça 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *